Les programmes sont l’objet de réécritures suite à la saisine de mars 2024 demandant leur révision pour mettre en œuvre le choc des savoirs.
Après avoir participé aux différents GT ministériels, le SNALC vous livre son analyse.
Globalement, ces projets sont rédigés de manière claire et structurée avec des objectifs précis correspondants à chaque âge pour la plupart d’entre eux. Leur présentation pose néanmoins problème puisqu’ils comportent une colonne « Exemples de réussite » qui constitue par sa présence une sérieuse entrave à la liberté pédagogique. Ces exemples auraient leur place dans des documents d’accompagnement. Indiqués tels qu’ils le sont dans les programmes, ils risquent de nuire à la liberté pédagogique et d’enfermer certains professeurs des écoles, qui n’iront peut-être pas regarder les documents d’accompagnement.
Activités physiques et artistiques, Temps et Espace et Découverte du monde ont été revus.
Point extrêmement positif : le numérique a disparu. Le SNALC s’en plaignait depuis longtemps : les écoles accueillent aujourd’hui des élèves de 3 ans qui savent scroller avant de savoir utiliser un outil scripteur. Les écrans – et surtout les tablettes – déjà trop présents à la maison, n’ont pas leur place à l’école maternelle.
La question de l’évaluation reste préoccupante et doit rester au sein de l’école. Le SNALC ne veut pas d’évaluations standardisées en maternelle.
> Edouard Geffray et la kermesse
> Évaluations nationales : huit ans de tests, toujours les mêmes fractures scolaires
> Nouveaux programmes : la maternelle gagnée par l’obsession de la performance
> Pour 35% des Français, l’Education nationale est le service public à améliorer en priorité
Selon l’OMS, on peut définir la violence comme « la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir […], qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme […] ». On peut distinguer les violences commises par les élèves contre d’autres élèves de celles qui s’exercent à l’encontre de l’École. Depuis quelques années, la prise de conscience qui entoure le phénomène de la violence dans les établissements scolaires a conduit à la définition d’infractions spécifiques dans le Code pénal.
LES VIOLENCES COMMISES PAR LES ÉLÈVES À L’ENCONTRE D’AUTRES ÉLÈVES
C’est le cas du racket qui consiste à obliger un élève, sous la menace ou l’intimidation, à remettre de l’argent ou des effets personnels ou à exécuter une tâche ingrate. C’est une infraction punie de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.
À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !
Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé.
Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum.
.../...
Hausse du prix du carburant : testez votre éligibilité à l’aide
Pour faire face à la hausse des coûts du carburant, le Gouvernement a mis en place une aide de 100 € pour les travailleurs modestes dits “grands rouleurs”. Elle ne pourra être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule et un même usager.
Cette aide est accessible aux agents en activité qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :
Pour vérifier votre éligibilité à ce dispositif et en faire la demande, il faut accéder au simulateur mis en ligne sur impots.gouv.fr. Une foire aux questions est également à votre disposition.
.../...
Une fois les résultats du mouvement intra-départemental parus, l’affectation obtenue peut ne pas correspondre aux attentes ou aux situations spécifiques de certains. Des erreurs ou des oublis peuvent également rendre le résultat contestable. Le SNALC accompagne alors les professeurs concernés.
Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les commissions paritaires n’interviennent plus dans les opérations de mutation. Cependant, plusieurs dispositifs existent à la marge pour engager une contestation ou débloquer une situation particulièrement difficile.
Il est possible de déposer un recours gracieux dans les deux mois suivant la publication des résultats, en cas d’absence d’affectation ou de nomination hors vœux. Bien que les marges de manœuvre soient limitées, il ne faut pas y renoncer si la situation l’exige. Adressé à l’IA-DASEN, ce recours permet de signaler toute erreur de barème, l’oubli d’une bonification ou d’une priorité légale, ainsi qu’une affectation sur un vœu non formulé. L’exercice de ce droit n’a aucune incidence sur la carrière.
.../...
Le SNALC édite et met à jour régulièrement une série de guides spécialisés, clairs et synthétiques susceptibles de répondre à certaines questions que vous vous posez.
Il viennent de bénéficier d'une mise à jour.
Le nouveau référentiel direction d’école(*) a été publié le 21 mai 2026, alors même que le SNALC et l’ensemble des organisations syndicales demandaient la tenue de groupes de travail supplémentaires.
Chez les directeurs et directrices d’école, les réactions de colère n’ont pas tardé : « Tant d’attente pour cela ? », « On est payé combien pour assumer tout ça ? », « Nous voilà pilotes pédagogiques de niveaux que nous ne maîtrisons pas ? », « À quand une véritable aide administrative et une révision des décharges ? » …
Pourtant, fin 2019, le Ministère avait lancé une vaste consultation adressée aux directeurs d’école. Leurs réponses faisaient émerger des besoins urgents : 33 % réclamaient une aide humaine pour la gestion du quotidien, 27 % un allègement des tâches et 45 % souhaitaient davantage de temps pour exercer leurs missions. Si les décharges d’enseignement ont depuis été revues, les quotités accordées demeurent largement insuffisantes.
(*) https://www.education.gouv.fr/bo/2026/Hebdo21/MENE2612947C
Longtemps mis de côté car considéré comme “inefficace” (il faut comprendre trop cher), le redoublement, parfois appelé maintien, est redevenu un outil potentiel dans l’arsenal mis à la disposition des équipes pour remédier à la difficulté scolaire. Le SNALC rappelle ce qu’il faut savoir.
Fin 2023, Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé une modification de la procédure de redoublement. Le décret n° 2024-228 correspondant a été publié le 16 mars 2024. Depuis cette parution, l’avis de l’IEN n’est plus nécessaire pour un premier maintien en élémentaire. Pour rappel, il reste indispensable lors d’un second maintien. En maternelle, ils sont impossibles sans décision de la MDPH. En parallèle, la proposition de redoublement faite aux représentants légaux n’existe plus, même si un dialogue préalable est recommandé.
« Toute peine mérite salaire ! ». Le ministère vous informe des dates de règlement de votre traitement pour l’année 2024.
Cliquez sur > CE LIEN < pour visionner le calendrier des paies 2026 (c'est en bas !)