Êtes-vous pour une réduction des vacances scolaires ?
La convention citoyenne sur le temps de l’enfant, initiée par Emmanuel Macron, a abouti en novembre 2025 à une série de propositions que le Ministère a intégrées dans ses réflexions et projets. À la suite de cette consultation, le ministre de l’Éducation nationale a rapidement annoncé son intention de réduire la durée des vacances scolaires et de revoir le nombre de jours de classe par semaine, estimant que quatre jours ne suffisent pas. Alors que certaines voix plaident pour un retour des cours le mercredi matin, d’autres vont jusqu’à suggérer une semaine de six jours !
Le SNALC a été le premier à défendre avec fermeté le maintien de la semaine de quatre jours. Il avait anticipé avec justesse l’accumulation de fatigue des élèves mais aussi des professeurs en fin de semaine qu’occasionneraient 5 jours de classe consécutifs. Fidèle à ses principes, le SNALC n’a jamais dévié de sa position, contrairement à d’autres signataires de l’appel de Bobigny et acteurs du débat, qui ont changé d’avis à plusieurs reprises sur la question.
Le SNALC ne reviendra pas sur cette position et ce, dans l’intérêt des professeurs, du métier et de l’école.
À ce jour, la semaine de 4 jours est le choix qui a été adopté par près de 95 % des écoles. Pour le SNALC, il est inconcevable et inadmissible que les conclusions d’une consultation impliquant 133 citoyens, tirés au sort donc forcément non-spécialistes de l’enseignement scolaire, puissent prévaloir sur l’expérience, l’expertise et le vécu de plus de 300 000 professeurs des écoles.
C’est pourquoi le SNALC fait le choix de VOUS donner la parole et lance sa propre consultation citoyenne.
Midi Libre : violences contre les enseignants – aucun territoire n’est épargné
« Et aujourd’hui, aucun territoire n’est protégé. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas qu’en banlieue ou en REP + que surviennent les problèmes. »
Les établissements scolaires font face à une montée des agressions physiques, parfois graves, contre leurs enseignants. Maxime Reppert, vice-président du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (Snalc), revient auprès de “Midi Libre” sur cette inquiétante tendance.
Assistons-nous à une accélération de la violence dans les établissements scolaires ?
Maxime Reppert
Ce qui était plutôt un sentiment est clairement devenu une insécurité bien palpable. Les collègues en conflit ou en souffrance psychologique représentent l’essentiel de notre travail. Et aujourd’hui, aucun territoire n’est protégé. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas qu’en banlieue ou en REP + que surviennent les problèmes.
Constatez-vous une hausse des démissions d’enseignants ?
Maxime Reppert
Une hausse légère mais surtout une explosion des demandes de mobilité car les conditions de travail ne cessent de se dégrader depuis qu’on observe un phénomène de “consommation” de l’école par les élèves et leurs parents. Les enseignants sont aujourd’hui très largement déconsidérés. Mais que penser d’un gouvernement qui supprime des postes et des moyens financiers en réponse à la banalisation de la violence en milieu scolaire ?
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Le SNALC a déjà alerté sur les limites de la loi Rilhac. Comme il l’avait annoncé, le pilotage par les IEN a profondément été modifié ce qui affecte les équipes.
En parallèle de cette loi, des circulaires sont venues modifier le rôle des IEN pour opérer la transition vers un fonctionnement au sein duquel le directeur voit son rôle de pilote pédagogique renforcé, doit “structurer le travail collectif de son équipe et des personnels de l’école” et mettre en œuvre “un exercice bien compris de l’autorité fonctionnelle”.
Un rapport de l’IGÉSR relève le manque de légitimité ressenti par les directeurs qui sont invités à adopter une vision stratégique pour leur école et à s’adapter à un « changement de paradigme ». Malgré ce constat, ils se voient confier des tâches relevant d’une supervision de leurs adjoints : ils ne peuvent que constater l’augmentation de leur charge de travail, de leurs difficultés et des crispations dans les équipes.
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Lors d’un groupe de travail avec les organisations syndicales le 28 janvier 2026, le Ministère a annoncé qu’un nouveau logiciel de gestion du remplacement allait être déployé sur l’ensemble du territoire entre mars 2026 et février 2028. Ce logiciel, associé à un remaniement de la gestion des remplaçants, permettrait d’améliorer le remplacement dans le premier degré. Le SNALC ne partage pas cette analyse et s’inquiète des conséquences concrètes de ces choix.
Le Ministère prétend qu’actuellement les circonscriptions ne mutualisent pas « les moyens » et que les spécialisations (REP+, BDFC, ASH) ne permettent pas une optimisation du remplacement en fonction des besoins. Cette organisation serait source de rigidité et d’inefficacité.
Il souhaite donc la création d’un vivier unique et départemental de remplaçants afin d’éviter la segmentation géographique, bien que le rattachement administratif à une école soit maintenu pour calculer les indemnités (IJSSR).
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Contrat prévoyance : mise en garde pour les collègues en arrêt maladie
Le SNALC recommande aux collègues en arrêt de maladie de ne pas s’affilier au contrat collectif de prévoyance avant d’avoir repris leur service (et ce avant fin octobre).
Le risque en cas contraire est une exclusion de garantie pour leur pathologie et la perte de leur éventuel complément de rémunération de leur contrat de prévoyance en cours (à l’exception de ceux couverts par le contrat MGEN Référence).
Lisez notre dossier complet "Santé et prévoyance : tout savoir sur la réforme"
« Toute peine mérite salaire ! ». Le ministère vous informe des dates de règlement de votre traitement pour l’année 2024.
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