Le SNALC a depuis longtemps été lanceur d’alerte sur la question de l’attractivité de nos métiers. Au début regardée par les uns et les autres avec une certaine condescendance mâtinée de « plus beau métier du monde » et de « toujours en vacances », notre organisation est désormais prise au sérieux. Le travail de fond que nous menons a eu des répercussions réelles dans l’opinion publique et les médias, notamment.
Pour autant, tout ou presque reste à faire. Car cette question d’attractivité des métiers est bien vite reléguée au second plan dès qu’il s’agit de nous assigner une mission supplémentaire, de lancer un grand débat de société sur l’École ou de changer pour la 47e fois nos programmes, là où des ajustements auraient très certainement suffi.
À tout cela s’ajoute un discours de plus en plus répandu : celui de la concession-oubli. « Oui, les professeurs sont mal payés, mais n’y a-t-il pas aussi… » : et voilà comment mettre la question de la rémunération sous le tapis, pour parler de tout autre sujet, souvent important, mais toujours incomplet. Il y a dans ce procédé une forme d’impuissance blasée qui s’exprime. On reconnaît que ça ne va pas, mais bon, qu’est-ce qu’on peut bien y faire ?
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Présentées comme attractives, voire prestigieuses, certaines directions d’école sont de plus en plus soumises à une logique de profilage et d’arbitraire administratif. Le SNALC alerte, et maintient ses exigences.
Les professeurs des écoles volontaires peuvent accéder aux fonctions de directeur ou directrice d’école en s’inscrivant sur la liste d’aptitude, puis en participant au mouvement intra-départemental. Sur le papier, certaines directions apparaissent comme des postes « rêvés », censés récompenser les plus méritants ou les plus chevronnés. Mais qu’en est-il réellement ?
Entre écoles maternelles, élémentaires ou primaires, en REP ou en REP+, dotées d’Ulis ou d’autres dispositifs d’inclusion, les réalités de terrain sont extrêmement variées. À cela s’ajoute le nombre de classes qui conditionne les quotités de décharge et peut varier d’une année sur l’autre. Dans les faits, environ 70 % des directeurs, et principalement des directrices, ont encore une classe, ce qui alourdit fortement la mission au quotidien.
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Dans le cadre du mouvement intra-départemental, les postes en TPS peuvent susciter l’intérêt de nombreux collègues. Le SNALC fait le point.
Le Code de l’éducation précise que « l’instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l’âge de trois ans et jusqu’à l’âge de seize ans ». (1) Cependant, la scolarisation est possible dès 2 ans afin de réduire les inégalités éducatives et d’améliorer la réussite de tous les élèves.
L’accueil peut s’effectuer au sein d’une classe multi-niveaux de l’école, au sein d’une classe spécifique dite « TPS », ou encore via une classe passerelle implantée en quartier prioritaire.
L’ouverture d’une classe de TPS dépend du projet d’école, des effectifs et des moyens académiques. À ce titre, le Ministère prévoit pour la rentrée 2026 de renforcer la scolarisation des enfants de 2 ans en zones QPV (quartiers prioritaires politique de la ville)
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L’organisation de la sortie des élèves après la classe doit faire l’objet d’une vigilance particulière. Au-delà des dispositions réglementaires, de nombreux paramètres sont à prendre en compte : plan Vigipirate, transport scolaire, etc. Le SNALC revient sur ces principes.
Précautions à prendre
En maternelle, les enseignants doivent s’assurer de la prise en charge des élèves soit par les services périscolaires, soit par les parents, soit par des personnes désignées par écrit. Il peut s’agir de personnes mineures, aucune restriction n’est prévue dans les textes. Dans le cas où une personne désignée ne paraîtrait pas fiable, un courrier doit être adressé aux familles. La jurisprudence est claire : « l’obligation de surveillance (…) prend fin d’une part lorsque la sortie de tous les élèves s’est normalement effectuée, d’autre part lorsque la personne venue chercher l’enfant est présente et qu’a donc été en quelque sorte transférée la charge de surveiller l’enfant » (1).
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Le SNALC renouvelle son soutien à la famille et aux proches de Samuel Paty.
Suite au verdict du procès en appel, le SNALC fait part de son incompréhension et de son dégoût.
Le SNALC insiste tout d’abord sur la façon dont le procès s’est déroulé, avec beaucoup de heurts et de complications, sources de tensions et d’incompréhension dans la profession.
Le SNALC manifeste son incompréhension face à l’évolution à la baisse des peines de la majorité des coupables : le signal donné aux professeurs et à celles et ceux qui font tenir l’École debout est catastrophique.
Il est toutefois important de signaler que la peine d’Abdelhakim Sefrioui est restée la même : la « fatwa numérique » est un crime, on est bien dans un acte terroriste et Samuel Paty en est bien la victime. Il était un professeur faisant son métier avec conscience et professionnalisme.
Quant à la manière dont le principal coupable a été défendu, le SNALC la juge révélatrice du degré de dégueulasserie où certains sont prêts à descendre pour non seulement justifier l’injustifiable, mais aussi pour s’attaquer à la République, à ses institutions et à ses serviteurs. Choisir une telle stratégie de défense, devant les juges comme dans les médias, c’est augmenter les risques qu’il y ait, à l’avenir, d’autres morts, d’autres Samuel Paty.
Problèmes financiers : premier sujet de saisine de la médiation
Le rapport de la médiatrice de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur 2024 donne plus qu’un aperçu des différends d’ordre financier entre les professeurs et leur administration. Le nombre de saisines du médiateur pour des questions financières est exponentiel. Le SNALC accompagne les agents pour obtenir des réponses et solliciter l’action sociale si nécessaire.
35 % des saisines portent sur des questions financières : traitement, salaire, indemnités, retards de paiement, remboursements de frais, rémunération des heures supplémentaires, trop-perçus, indemnités de jury et d’examen etc. Le nombre des réclamations a augmenté de 44 % en 2024 et de 127 % en 5 ans. C’est le premier sujet de saisine de la médiation par les personnels, avec l’avancement d’échelon, la promotion de grade, l’affectation et la mobilité (difficultés de logement, garde des enfants, soins à apporter aux parents), les pensions de retraite et les congés de longue durée.
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Après une période d’incertitude, la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires a été pérennisée.
Pour rappel, ce dispositif a été instauré à titre expérimental par la loi de transformation de la fonction publique d'août 2019 ; il avait pris fin le 31 décembre 2025.
La commission mixte paritaire chargée d'élaborer un texte commun sur le projet de loi de finance (PLF 2026) n'avait pas abouti à un accord en temps voulu : le dispositif s'est donc retrouvé sans base légale à partir du 1er janvier 2026.
À partir de cette date, non seulement aucune nouvelle convention de rupture conventionnelle ne pouvait être signée, mais en plus, il n'était pas possible d'engager la procédure.
Puis, le 2 février 2026, le projet de loi de finances pour 2026 a été définitivement adopté par l'Assemblée nationale, après le rejet de deux motions de censure.
L'article 173 de cette loi pérennise désormais la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires et les contractuels en CDI, en l'inscrivant dans le Code général de la fonction publique.
Retenons que :
Mais attention : le SNALC regrette que le gouvernement n’ait pas encore envoyé de directives aux rectorats : concrètement les candidats devront attendre pour que leur demande soit instruite.
En outre, il est fort possible que les budgets alloués à ce dispositif soit réduits.
En attendant, si vous avez un projet professionnel, contactez le SNALC Toulouse au 05 61 13 20 78 ou S3@snalctoulouse.fr

Rupture conventionnelle : du nouveau !
L’administration invite les PE à mettre régulièrement à jour leur CV sur I-Prof. Il s’agit d’un outil précieux dans la gestion de carrière.
Pourquoi mettre à jour le CV I-Prof ?
Sur I-Prof, chaque enseignant peut compléter et enrichir son CV en y ajoutant des informations (formations, diplômes, activités et compétences professionnelles et personnelles) afin de permettre à l’administration de mieux cerner ses aptitudes et ses compétences. Cela peut s’avérer pertinent en amont d’un rendez-vous de carrière ou d’une campagne de promotion.
Les missions actuelles ou passées (tuteur, référent numérique, maître d’accueil temporaire, porteur d’un projet…) peuvent être renseignées, ainsi que les compétences acquises hors Éducation nationale. Elles permettent de valoriser les demandes de postes ou de nouvelles missions. Elles mettent aussi en avant l’engagement et l’évolution professionnelle.
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« Toute peine mérite salaire ! ». Le ministère vous informe des dates de règlement de votre traitement pour l’année 2024.
Cliquez sur > CE LIEN < pour visionner le calendrier des paies 2026 (c'est en bas !)