Les appréciations établies à l’issue de la campagne des rendez-vous de carrière 2025-2026 vous ont été transmises, ou le seront au plus tard selon les académies début novembre.
Sans hésitation :
Les enjeux ?
Suite à la mise en place d’un nouveau logiciel de gestion et de pilotage du remplacement, la « départementalisation » des remplaçants a fait l’objet d’un premier bilan présenté par le Ministère le 24 septembre 2026.
Le taux d’efficacité du remplacement aurait progressé d’1,9 % sur un an, progression que le Ministère attribue à la nouvelle organisation qu’il a impulsée.
Or, le logiciel ne prend pas en compte les décharges réglementaires non remplacées : les directeurs et directrices des écoles de moins de trois classes ne bénéficient pas toujours des 6 ou 12 jours annuels de décharge auxquels ils ont droit. De même, les 18 demi-journées de pondération en REP+ ne sont pas systématiquement assurées dans leur intégralité, faute de remplaçants.
Localement, les textes ne sont donc pas respectés : des remplaçants sont retirés de certaines de leurs missions pour assurer la continuité pédagogique devant élèves, ce qui améliore artificiellement les indicateurs du taux de remplacement.
Le Ministère modifie profondément les conditions d’accès à ces postes. Les remplaçants aguerris les quittent et les autres PE ne les demandent plus au mouvement intra-départemental, bien que l’exercice de ces fonctions exige expérience et capacité d’adaptation. Ces postes sont dès lors attribués, après la phase principale du mouvement et hors vœux, notamment à des T1, T2 ou T3, sans véritable possibilité de recours.
Nouveau référentiel, nouveau décret, nouvelles missions… mais toujours pas de temps supplémentaire à la hauteur des besoins ! Alors que les conditions de travail des directrices et directeurs continuent de se dégrader, le Ministère empile les textes sans répondre à l’essentiel : donner du temps pour faire le travail demandé.
Le décret du 25 août 2026 pourrait, de prime abord, sembler constituer une avancée. Il permet de majorer les décharges lorsque certaines « conditions d’exercice spécifiques » sont réunies. Ce dispositif, qui répond notamment à la situation particulière des écoles parisiennes, peut désormais être mobilisé sur l’ensemble du territoire
Mais le SNALC appelle les collègues à la vigilance : ce texte est beaucoup trop flou pour constituer une véritable garantie. Qui décidera ? Pour quelles écoles ? Sur quels critères ? Les modalités de compensation financière à destination de l’Éducation nationale doivent en outre être fixées par convention avec la collectivité territoriale.
Mouvement lycéen : quel rôle pour les profs ?
Jean-Rémi Girard, professeur de Français et président du SNALC, est l’invité de 7h15.


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Par trois fois j’aurai parcouru l’ensemble du système scolaire.
Des bancs du collège à ceux du lycée, de la prépa puis de l’université.
Une fois en tant qu’élève, consterné par le niveau et le travail demandé.
Une fois en tant qu’enseignant, atterré par l’organisation dans le secondaire.
Et enfin comme parent, seule fois finalement où je n’aurai pas été impuissant.
Il est finalement difficile de savoir, quand on a connu le système si intimement, s’il vaut mieux en pleurer ou en rire. Tant l’inertie s’y impose. Tant l’effort est devenu un gros mot chez les élèves, chez les parents, chez des enseignants, chez trop de chefs d’établissement ou d’inspecteurs.
Aussi, je ne ferai pas appel à un raisonnement retors. Ils sont l’apanage des bonimenteurs qui endorment pour mieux servir leur intérêt propre.
Il serait d’ailleurs superflu : la réalité est simple.
L’école ment à tous les parents de France.
Et nous le savons. Tous.
Mes enfants ont eu des difficultés à l’école. Tous les trois.
Un peu quand j’avais le temps. Un peu quand je pouvais. Mais suffisamment pour leur apprendre ce que l’école ne se donne plus les moyens d’apprendre, faute d’ambition.
J’étais là pour rappeler qu’il faut apprendre, recommencer, travailler quand on n’en a pas envie, et persévérer quand c’est difficile.
Aujourd’hui, c’est peut-être le dernier argument qui me laisse un peu d’espoir :
On peut repousser l’échec, l’habiller de mots savants, inventer de pseudo dispositifs, expliquer que tout va bien. Mais à un moment, il faut bien que quelqu’un sache lire, écrire, raisonner, compter.
Alors je vous en conjure : si vous avez des enfants, apprenez-leur :
« Toute peine mérite salaire ! ». Le ministère vous informe des dates de règlement de votre traitement pour l’année 2024.
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