Encore une année agitée en perspective
L’année scolaire 2026-2027 n’échappera pas à certaines habitudes désormais bien ancrées depuis près d’une décennie. Dans une forme de mouvement perpétuel, voire de véritable culte de l’impermanence, le ministère de l’Éducation nationale va faire évoluer des programmes – en l’occurrence, ceux du cycle 4 – tout en poursuivant la refonte des référentiels de la voie professionnelle.
ÉCOLE DES DISPOSITIFS CONTRE ÉCOLE DES SAVOIRS
04 | Encore une année agitée en perspective
05 | Encore des changements de programmes !
05 | « Collèges en progrès » : un dispositif sans moyens mais pas sans danger
06 | Les PAS : de la compensation humaine à la compensation pédagogique
06 | Baisse démographique : expérimentations et boniments
07 | Examens : tirer enfin les leçons
07 | IA : Aide ou boîte de Pandore ?
08 | Ce que veut le SNALC

Atelier ministériel sur la baisse démographique à l'Éducation nationale
Compte rendu du SNALC des réunions des 7 juillet et 10 septembre 2026
La réunion était présidée par le ministre.
Nous sommes actuellement dans la phase des réunions bilans, dont le travail est mené conjointement par la DGESCO, la DEPP et la DGRH. Une 4ᵉ séance est annoncée en octobre pour l’examen des propositions des organisations syndicales (OS).
« Le SNALC est le seul syndicat à avoir voté favorablement cette mesure, parce que nous estimons que la sécurité et la santé des personnels priment sur tout, y compris sur le placement des élèves dans telle ou telle école. »
Après la condamnation en justice d’un parent d’élève ayant menacé une enseignante, Maxime Reppert, vice-président du SNALC, est revenu sur l’antenne de CNEWS sur la question de la protection des personnels. Il salue le décret d’été 2025 permettant de changer un élève d’établissement en cas de menace de sa famille — un texte que le SNALC est le seul syndicat à avoir soutenu — tout en s’interrogeant sur les garanties de sécurité offertes à l’enseignante concernée une fois la mesure d’éloignement arrivée à son terme.
Il a suffi d’un chiffre — 3 090 € — pour que reparte l’éternelle discussion sur la rémunération des professeurs. Et comme souvent quand on donne une moyenne sans contexte ni précision, on ne donne pas une information utile, au contraire.
Le SNALC a immédiatement réagi pour rappeler que ce chiffre, c’était du « tout compris » : heures supplémentaires, missions supplémentaires, pactes… toutes choses dont les professeurs des écoles sont globalement exclus. Ce chiffre, c’est aussi du « tout mélangé » : du professeur des écoles au professeur de chaire supérieure, mais étonnamment sans intégrer les contractuels, qui auraient le mauvais goût de faire baisser la fameuse moyenne.
Et c’est enfin du « tout dégradé » : cette moyenne reflète avant tout une pyramide des âges vieillissante, ce qui n’est jamais un bon signe pour un des métiers les plus importants de notre pays.
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Que vous soyez adhérent au SNALC ou non, vous serez les bienvenus à ces différentes réunions, gratuites et ouvertes à tous. Ce sera l’occasion d’échanger, de poser vos questions, de vous informer, de témoigner…
Le format en visio vous permet de participer aux réunions depuis le lieu de votre choix, en toute tranquillité.
Les réunions en présentiel, à la journée, sont l’occasion de rencontrer les délégués du SNALC et de partager des moments d’information mais aussi de convivialité.
Vous trouverez ci-dessous la liste des congrès et des réunions d'informations syndicales qui vous sont destinés. Cliquez dessus pour en savoir plus.
Dans la première partie, retour sur la cyberattaque massive qui a touché le ministère de l’Éducation nationale le 25 juillet dernier. Si l’accès aux outils informatiques a pu être rétabli dans la majorité des académies, Nantes et Toulouse restent encore particulièrement touchées.
Pour en parler, SQOOL TV reçoit entre autres Pierre Van Ommeslaeghe, président du SNALC de l’académie de Toulouse.
La rupture conventionnelle avait été pérennisée lors de la loi de finances 2026. Restait à en définir l’application. Les personnels ayant entrepris la démarche et ayant un accord de principe restaient donc dans l’attente, n’imaginant pas forcément un nouveau calcul de son montant.
C’est chose faite avec les décrets n° 2026-745 et n° 2026-746 du 6 août 2026 modifiant différentes dispositions relatives à l’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle individuelle.
Pour rappel, la rémunération brute prise en compte est la rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.
Le calcul par tranches d’ancienneté de la part de rémunération brute mensuelle diminue ainsi à partir du 1er septembre 2026 :
Le SNALC a été le premier syndicat à défendre avec fermeté le maintien de la semaine de quatre jours. Fidèle à ses principes, le SNALC n’a jamais dévié de sa position, contrairement à d’autres signataires de l’appel de Bobigny de 2010 et acteurs du débat, qui ont parfois changé d’avis à plusieurs reprises sur la question de l’école le mercredi matin.
Non, le SNALC ne reviendra pas sur sa position et restera fermement opposé à la semaine de 4,5 jours et ce, dans l’intérêt du métier, de l’école, des élèves et conformément à la volonté de la majorité des professeurs. De la même manière, le SNALC ne changera pas d’avis sur la nécessité de préserver les vacances scolaires. Plus que jamais, elles sont indispensables au regard de la complexification du métier ces quinze dernières années et de la fatigabilité croissante qui en découle.
Bien entendu, le SNALC n’a pas oublié les quelque 5 % des écoles qui travaillent le mercredi matin. Certains collègues subissent ce rythme, d’autres beaucoup plus rares apprécient cette organisation. Le SNALC respecte la position de ces derniers qui ont toute légitimité pour affirmer que dans leur situation et leur contexte, cet aménagement est appréciable.
Après trois à cinq années d’études et un concours sélectif, les jeunes professeurs des écoles, tout juste titularisés, déchantent très vite. Au bout de quelques mois, ils réalisent que la prime d’attractivité va en réalité figer leur salaire jusqu’en milieu de carrière et que la rémunération du métier de professeur ne reflète ni les efforts fournis ni les responsabilités assumées.
En 2024, le SNALC a calculé que le salaire des professeurs devrait être revalorisé de 1 000 euros par mois pour pouvoir compenser la perte de pouvoir d’achat subie ces dernières années et aligner le salaire des professeurs sur le niveau de rémunération des autres fonctionnaires de catégorie A.
En 2025, l’OCDE, dans son rapport Regards sur l’éducation, a confirmé que les professeurs des écoles sont non seulement moins bien rémunérés que les autres fonctionnaires de catégorie A, mais aussi moins bien payés que la moyenne de leurs homologues dans les pays de l’OCDE. En moyenne, le salaire effectif des enseignants du primaire représente 83 % du revenu des actifs diplômés de l’enseignement supérieur travaillant à temps plein toute l’année, contre seulement 74 % en France.
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« Toute peine mérite salaire ! ». Le ministère vous informe des dates de règlement de votre traitement pour l’année 2024.
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